L’aménagement du Verdon, une aventure technique et humaine
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Pour faire face aux besoins croissants du littoral méditerranéen en énergie électrique et en eau, l’aménagement du Verdon est engagé dès le début du siècle dans le cadre d’une loi promulguée en 1923 prévoyant la création de plusieurs barrages hydroélectriques sur cette rivière.
En 1928, la Société Hydroélectrique du Verdon (SHEV) lance les
travaux de Castillon et de Chaudanne.
Les chantiers sont réalisés par une entreprise allemande au titre de la
réparation des dommages de la première guerre mondiale.
Arrêtés en 1932 suite à la faillite de la SHEV, les travaux sont repris temporairement en 1938 par l’Énergie Électrique du Littoral Méditerranéen puis définitivement en 1942.
Le
barrage de Castillon est mis en eau au printemps 1949 et celui de Chaudanne
à l’hiver 1952 par Electricité de France.
L’équipement du Bas Verdon est engagé à partir de 1963, avec la construction de la centrale de Vinon sur Verdon et du barrage de Gréoux qui l’alimente.
Cette priorité répond à la nécessité de constituer une réserve d’eau
pour alimenter le réseau de la Société du Canal de Provence,
nouvellement créée en 1957.
Mais la pièce maîtresse de l’aménagement du Verdon est le projet du
grand réservoir de Sainte Croix et son bassin de compensation, le barrage
de Quinson.
Les premières reconnaissances datent de 1926. C’est en 1970, trois ans après l’achèvement du barrage de Gréoux, qu’est mis en chantier le barrage de Sainte Croix, dans la gorge de Baudinard.
La retenue de Sainte Croix est mise en eau en 1975. La barrage de Quinson sera achevé la même année, mettant un terme à l’aménagement hydroélectrique du Verdon.
